Si vous êtes en état de détresse, veuillez appeler ou texter le 988 n’importe quand. En cas d’urgence, appelez le 9-1-1 ou rendez-vous à votre service d’urgence local.
Points à retenir : Le fait de se sentir triste ou déprimé face à des situations difficiles ne signifie pas que l’on souffre forcément d’un trouble dépressif. Un trouble dépressif majeur dure au moins deux semaines et affecte la capacité d’une personne à travailler, à mener ses activités courantes et à entretenir des relations personnelles satisfaisantes.
La Dre Valerie Krysanski, psychologue clinicienne et professeure adjointe au département de psychologie clinique de la santé de l’école de médecine Max Rady, faculté des sciences de la santé de l’Université du Manitoba, partage cet avis. « Le blues saisonnier est assez normal. Beaucoup de gens ressentent une baisse d’énergie et de motivation pendant l’hiver. On a envie de se replier sur soi-même. On a envie de manger plus de glucides. C’est lorsque cet état persiste pendant plusieurs semaines que nous commençons à nous poser des questions d’ordre clinique. »
À retenir :
La manière dont nous vivons un problème de santé mentale peut varier d’une personne à l’autre. Ce qui vous aide peut être différent de ce qui aide les autres. Pourtant, nous avons tous une santé mentale, tout comme nous avons une santé physique. [Encadré] J’aimerais en arriver à un stade où il n’y a pas de distinction entre les deux types de santé – nous demanderions simplement et implicitement : « Comment va ta santé? ».
Ressentez vos émotions
Nos émotions doivent « circuler » en nous. Lorsque nous réprimons nos sentiments ou tentons de les ignorer, ils peuvent revenir en force. Avez-vous déjà essayé de maintenir un ballon de plage sous l’eau? Lorsque vous le relâchez, il remonte avec beaucoup de force. Alors, ressentez vos émotions – la seule façon de s’en libérer est de les laisser monter – et laissez couler vos larmes.
Les chercheurs affirment (en anglais seulement) que lorsque nous pleurons, nous libérons des « endorphines du bien-être » qui nous aident à supporter la douleur (physique et mentale). Même si vous avez parfois du mal à y croire, le vieil adage selon lequel « tout finit par passer » dit vrai. Si vous vous inquiétez du fait que vous pleurez trop (c’est-à-dire plus que d’habitude) ou que vous ne semblez pas capable de vous arrêter, consultez un professionnel de la santé.
Soyez une priorité absolue dans votre propre vie. Certaines personnes pourraient penser que c’est de l’égoïsme, alors qu’en fait, lorsque vous prenez soin de vous, vous vous outillez pour mieux gérer les difficultés de la vie et être plus présent aux autres.
Planifiez des activités de soins personnels qui correspondent à ce dont vous avez vraiment envie et qui favorisent une attitude saine. La Dre Krysanski affirme ceci : « Il n’est pas nécessaire que ce soit chic. Allez vous promener dans le quartier ou dans un centre commercial. Si vous avez des difficultés à vous déplacer, essayez autre chose, comme des exercices sur chaise ou un vélo d’appartement plié sous le canapé. Trouvez des moyens de travailler avec vous-même dans les limites de vos capacités. Par exemple, vous pouvez commencer par vous asseoir près de la fenêtre pour vous relier à ce qui se passe à l’extérieur, même si vous ne pouvez pas sortir. »
Faites des choses sous le coup de l’inspiration (je les appelle des actions INSPIRÉES). Les soins personnels ne doivent pas nécessairement être planifiés. Si l’envie vous prend, lancez-vous!
Mettez en pratique les choses qui vous apportent de la joie et vous permettent d’être vous-même.
Planifiez vos activités de soins personnels et plantez-les (comme une graine) dans votre calendrier. « Les petits pas s’additionnent. Je suis une fervente partisane des petits pas, ajoute Dre Krysanski. Parfois, la première étape consiste à enfiler des baskets et à voir comment on se sent, puis à marcher jusqu’au bout de l’allée et à revenir, ou à faire le tour du hall de votre immeuble, pour voir comment vous vous sentez. Il s’agit vraiment travailler avec soi, à l’endroit où l’on est. »
Remarque : Prendre soin de soi, ce n’est pas forcément prendre un bain moussant, aller au spa ou faire de l’exercice. C’est aussi établir des limites saines, faire des choix alimentaires plus sains, respecter ses rendez-vous médicaux, désencombrer son espace, établir un budget et appeler un ami.
En hiver, le nombre d’heures d’ensoleillement diminue et il arrive que nous en ressentions les effets. Les rayons ultraviolets du soleil nous aident à produire de la vitamine D, qui est indispensable à notre santé mentale. Des travaux de recherche ont montré qu’une carence en vitamine D peut entraîner des symptômes dépressifs.
Pensez à inclure les aliments suivants à votre régime alimentaire pour compenser ce déficit : saumon, sardines, huile de foie de morue, thon en conserve, jaunes d’œufs, champignons et aliments riches en vitamine D.
Ajoutez des compléments alimentaires – cela peut également être utile, mais il convient d’en parler d’abord avec un médecin.
Le moyen le plus rapide de revenir au moment présent est de se détacher du brouhaha mental et, comme le dit l’adage, de prendre le temps de « s’arrêter pour humer le parfum d’une rose ». Littéralement.
Je sais que tout cela peut sembler anodin, mais il suffit de se connecter à ses cinq sens (et à l’enfant en soi) pour voir les choses sous un autre angle et alléger le blues hivernal
Examinez attentivement vos pensées.
La TCC repose sur l’idée que nos pensées, nos émotions et nos comportements sont liés entre eux et que le fait d’en modifier un seul peut modifier les autres. Bien que cela puisse sembler à la mode, cette approche est également efficace et a fait l’objet d’études rigoureuses. Il existe différentes variantes de la TCC pour tous les types de troubles mentaux, de la consommation problématique de substances à l’anxiété et à la dépression, en passant par la schizophrénie.
Tenez un journal de gratitude : Prenez un stylo et écrivez. Quoi qu’il arrive, il y a toujours une raison d’être reconnaissant.
Reconnaissez les situations, les personnes et les choses qui créent une énergie qui attirera davantage de gratitude. Vous ne savez pas par où commencer? Voici quelques idées :
Ne sous-estimez pas le pouvoir du sommeil. Il a un effet sur tout notre être : esprit, corps et âme. Pour que votre sommeil soit le plus réparateur possible, suivez ces conseils :
L’alimentation a des effets importants sur votre santé mentale et votre résilience. L’une de mes mentors, Julie Daniluk, nutritionniste holistique et auteure de cinq livres primés et de succès de librairie, m’a enseigné les principes d’une alimentation saine qu’elle qualifie de « LIVEit » (vivre) plutôt que de « DIEit » (mourir). Elle m’a aidée à choisir des aliments « bien-être » qui m’ont apporté un soutien psychologique.
Il existe un lien direct entre votre corps et votre santé émotionnelle.
Voici quelques exemples d’« aliments réconfortants » suggérés par Julie qui peuvent soutenir votre santé mentale et renforcer votre résilience, ce qui vous aidera à composer avec les crises et le stress :
Bien entendu, ces aliments ne sont que des suggestions, et vous devez faire vos choix en fonction de votre corps et de vos allergies ou sensibilités alimentaires, le cas échéant.
Yvette Murray : Elle est l’auteure de The Mental Health Contagion: Navigating Yourself Through a Loved One’s Mental Well-Being Decline. (en anglais seulement) Militante, conférencière et personnalité influente en matière de santé mentale, elle est également psychothérapeute et formatrice dans le cadre du programme virtuel de certification des Premiers soins en santé mentale (PSSM) de la Commission de la santé mentale du Canada. Le programme PSSM est offert aux personnes qui offrent un soutien autant les adultes que les jeunes et les aînés. Les participants y apprennent notamment à reconnaître un problème de santé mentale chez un proche, à aborder le sujet avec la personne et à obtenir la meilleure aide possible pour elle. Yvette Murray réside à Tiny Beaches, dans la baie Georgienne, endroit qu’elle considère comme son havre de paix. Elle estime qu’être entourée de la nature fait des miracles pour sa santé mentale.