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Des millions de personnes au Canada trouvent que les mesures de soutien en santé mentale fondées sur l’IA sont efficaces, malgré des doutes persistants quant à leur fiabilité.

Ottawa, le 8 juillet 2026 – Un nouveau sondage montre qu’environ six millions de personnes vivant au Canada ont eu recours à des outils fondés sur l’IA pour obtenir du soutien en matière de santé mentale au cours de la dernière année et que la plupart d’entre  elles les trouvent efficaces.  Aujourd’hui, la Commission de la santé mentale du Canada, en collaboration avec Recherche en santé mentale Canada et Pollara Strategic Insights, publie les premières données nationales représentatives sur l’usage des outils de cybersanté mentale — dont l’IA et les soins virtuels — par les personnes au Canada, tous groupes et toutes provinces confondus.

Faits en bref :

  • Une personne sur sept au Canada a utilisé des outils d’IA en santé mentale au cours de la dernière année
  • Trois personnes sur quatre ayant eu recours à des services de santé mentale virtuels et fondés sur l’IA estiment qu’ils ont eu un effet positif sur leur bien-être
  • À peine 14 % font confiance aux outils d’IA, et seulement 2 % leur font entièrement confiance
  • Parmi les personnes ayant utilisé l’IA, 39 % citent le soutien privé et anonyme, 40 % ont déclaré qu’ils étaient plus enclins à chercher une aide professionnelle.
  • Près de la moitié (45 %) des personnes ayant reçu des soins de santé mentale l’ont fait virtuellement, exclusivement ou en partie

POURQUOI C’EST IMPORTANT

Les personnes vivant au Canada se tournent vers l’IA comme moyen pratique d’accéder à des mesures de soutien en santé mentale. Les outils fondés sur l’IA peuvent être plus pratiques et accessibles. Les personnes interrogées ayant eu recours à l’IA l’ont fait notamment parce qu’elle est :

  • Gratuite ou peu coûteuse – Parmi les personnes ayant utilisé l’IA, 46 % invoquent cette raison pour expliquer leur recours à cette technologie dans un contexte où les difficultés financières constituent elles-mêmes une source d’anxiété.
  • Toujours accessible – Parmi les personnes ayant utilisé l’IA, 44 % citent l’accès en tout temps comme facteur.
  • Immédiate et pratique – Elle peut être utilisée de n’importe où, sans avoir à se déplacer ni à attendre un rendez-vous. Pour les personnes résidant en milieu rural au Canada, cela permet de gagner du temps et de réduire les frais de déplacement.
  • Perçue comme un espace privé : 39 % des utilisateurs de services d’IA citent la possibilité d’obtenir un soutien privé et anonyme comme l’une des raisons de leur utilisation, tandis que la confidentialité et la protection des données demeurent des préoccupations majeures pour le public.

L’IA est principalement utilisée pour le bien-être général (42 %), la compagnie (36 %) et le stress léger à modéré (36 %), et 40 % des utilisateurs d’IA ont déclaré être plus susceptibles de consulter un professionnel de santé.

QUI L’UTILISE ET DANS QUELLE MESURE LUI FAIT-ON CONFIANCE?

Au Canada, ce sont les personnes de moins de 35 ans (27 %), les hommes de 25 à 34 ans (29 %), les personnes nouvellement arrivées au Canada (28 %), les personnes racialisées (23 %) et les membres des communautés 2ELGBTQI+ (20 %) qui utilisent le plus l’IA – des populations pour lesquelles l’accès aux soins traditionnels est souvent plus difficile.

Dans l’ensemble, le niveau de confiance reste faible, en particulier en ce qui concerne les outils fondés sur l’IA, auxquels seuls 2 % des personnes vivant au Canada font entièrement confiance. Au Canada, les personnes de plus de 55 ans affichent les taux d’adoption et de confiance les plus faibles.

SOINS VIRTUELS : EFFICACES ET PLUS DIGNES DE CONFIANCE, MAIS PAS AUTANT QUE LES SERVICES EN PERSONNE

Au Canada, 45 % des personnes ayant eu recours à des services de santé mentale au cours de la dernière année l’ont fait virtuellement. De ce nombre, 75 % ont fait état de résultats positifs. Cependant, près d’une personne sur trois préfère un modèle hybride alliant services virtuels et services en personne. Les données font ressortir un besoin clair au sein des personnes vivant au Canada  : des outils bien conçus pour des soins de cybersanté mentale plus sûrs et dignes de confiance.

LA COMMISSION OFFRE UNE ORIENTATION POUR L’ÈRE DE LA SANTÉ MENTALE NUMÉRIQUE

La Commission est la référence de confiance au Canada en matière de cybersanté mentale sûre : elle évalue les applications et les outils, établit des normes fondées sur des données probantes et joue un rôle central dans le débat national entourant l’orientation sur l’utilisation de l’IA dans les soins de santé mentale et de santé liée à l’usage de substances

Avec l’expansion rapide des services virtuels et des outils fondés sur l’IA en santé mentale, la nécessité de données probantes sur leur utilisation, leur compréhension et leur perception par les personnes au Canada se fait de plus en plus pressante. La Commission s’est associée à RSMC afin de tirer parti de son initiative nationale de sondage en continu et de fournir des informations actuelles sur l’utilisation, les attitudes et les préoccupations liées à la cybersanté mentale et à l’IA.

Les résultats du sondage sont sans équivoque : les personnes vivant au Canada  souhaitent réduire le fossé entre l’accessibilité et la confiance. La Commission travaille en collaboration avec le Centre canadien sur les dépendances et l’usage de substances, des personnes collaboratrices, les gouvernements provinciaux, des équipes de développement technologique et des partenaires du système de santé afin d’élaborer une orientation sur l’utilisation de l’IA.

« Six millions de personnes au Canada ont déjà eu recours à l’IA pour des mesures de soutien en santé mentale et la plupart l’ont trouvée pratique et efficace pour leur bien-être.  Une IA sûre et équitable est fondamentale pour gagner la confiance du public et réduire les préjudices. »
Lili-Anna Pereša, présidente-directrice générale, Commission de la santé mentale du Canada

« Ce sont souvent les personnes confrontées aux obstacles les plus importants dans l’accès aux soins qui se tournent vers les outils de cybersanté mentale. Veiller à ce que ces outils soient sûrs, efficaces, fondés sur des données probantes et centrés sur la personne est une question d’équité. Il est essentiel de poursuivre les recherches pour comprendre où ils sont utiles, et où des mesures de protection sont nécessaires. »
Akela Peoples, directrice générale, Recherche en santé mentale Canada

À propos de la Commission de la santé mentale du Canada
En tant qu’organisme indépendant à but non lucratif et d’intérêt public, la Commission collabore avec des spécialistes et des organisations de premier plan à l’échelle nationale et internationale, ainsi qu’avec des personnes ayant un savoir expérientiel passé et présent, afin d’élaborer des lignes directrices, des normes et des stratégies nationales, de promouvoir l’innovation et les pratiques exemplaires, de réduire la stigmatisation, d’améliorer la littéracie en santé mentale, et d’appuyer tous les ordres de gouvernement pour améliorer les résultats en matière de santé mentale pour toutes  les personnes vivant au Canada.  La Commission est la référence de confiance au Canada en matière de pratiques exemplaires dans le domaine de la cybersanté mentale, grâce à la Stratégie de cybersanté mentale pour le Canada, à l’évaluation des applications, aux modules en ligne pour la mise en œuvre de la cybersanté mentale et à l’orientation sur l’utilisation de l’IA dans les soins de santé mentale et de santé liée à l’usage de substances.

À propos de Recherche en santé mentale Canada
À titre d’organisme de bienfaisance national indépendant, nous travaillons pour que les connaissances issues de la recherche, l’analyse des données et la collaboration avec les acteurs du milieu contribuent à améliorer la santé mentale au Canada. Nous réunissons des chercheurs, des communautés et des personnes ayant une expérience vécue afin de contribuer à combler les lacunes dans les soins grâce à des sondages nationaux, à la diffusion rapide de données et à des partenariats qui éclairent les politiques et améliorent les résultats. Pour en savoir plus : mhrc-rsmc.ca

À propos du sondage
Réalisé par Pollara Strategic Insights en partenariat avec Recherche en santé mentale Canada et la Commission de la santé mentale du Canada, ce sondage national (n = 3 519) constitue la première source de données représentatives sur l’utilisation de l’IA dans le domaine de la santé mentale au Canada. Résultats complets : https://commissionsantementale.ca/rapport-de-sondage-sur-ia/

À propos du financement
Les opinions exprimées dans le présent rapport reflètent uniquement celles de la Commission de la santé mentale du Canada. La production de ce rapport a été rendue possible grâce à une contribution financière de Santé Canada.

Personne-ressource pour les médias :
Heather Bakken, Pendulum Group
Courriel : heather@pendulumgroup.ca             
Cellulaire : 613-406-5432

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La Commission de la santé mentale du Canada se veut être un moteur du changement. Elle est un organisme conçu pour proposer des recommandations qui amélioreront le réseau de la santé mentale à l’échelle nationale. La Commission n’intervient pas directement pour faire valoir les droits d’individus en particulier, elle n’offre pas de services de proximité ni n’assure la prestation d’autres services ou de ressources locales.