Si vous êtes en état de détresse, veuillez texter MIEUX à 741741 n’importe quand. En cas d’urgence, appelez le 9-1-1 ou rendez-vous à votre service d’urgence local.

Accueil › Ressources › COVID-19, santé mentale et usage de substances en milieu correctionnel : Points à considérer pour atténuer les vulnérabilités systémiques

COVID-19, santé mentale et usage de substances en milieu correctionnel : Points à considérer pour atténuer les vulnérabilités systémiques

But
Le présent document d’information a pour but d’identifier les enjeux politiques en matière de santé mentale et d’usage de substances par rapport aux répercussions de la maladie à coronavirus (COVID-19) sur les populations carcérales. Ces populations comprennent (1) les personnes ayant des problèmes préexistants de santé mentale et d’usage de substances et (2) les personnes sans problèmes préexistants qui ont néanmoins des problèmes de santé mentale et des risques ou des préjudices liés à l’usage de substances en raison de la pandémie. Le présent document d’information a pour but de fournir des conseils et des recommandations aux décideurs de haut niveau afin d’améliorer les services et les mesures de soutien en matière de santé mentale et d’usage de substances, ainsi que les autres services à la personne offerts en milieu carcéral pendant la pandémie de COVID-19 et au lendemain de celle-ci.


Méthodologie
Une analyse de la littérature scientifique et de la littérature grise a été menée pour identifier les connaissances sur les répercussions de la COVID-19 et des mesures connexes de contrôle des infections et de prévention sur la santé mentale et l’usage de substances dans les services correctionnels fédéraux, provinciaux et territoriaux. Des sources médiatiques ont été incluses lorsque les informations spécialisées faisaient défaut en raison de l’évolution rapide et sans précédent de la pandémie. S’appuyant sur un cadre de santé de la population, l’examen a porté sur l’ensemble des besoins liés à la santé mentale et à l’usage de substances, y compris la promotion de la santé pour tous, les programmes de prévention pour les personnes à risque plus élevé (d’effets indésirables) et les services et les mesures de soutien offerts aux personnes ayant des problèmes de santé mentale et (ou) d’usage de substances. Le présent document d’information est axé sur les personnes qui sont actuellement incarcérées ou qui ont été libérées depuis le début de la pandémie. Bien que les approches de prévention et de déjudiciarisation préalables à la mise en accusation (p. ex., autres modèles de traitement ordonné par le tribunal) dépassent le cadre du présent document d’information, les questions de continuité des soins et de planification de la libération qui présentent des similitudes fondamentales sont explorées. Une première ébauche de ces conclusions a été distribuée pour commentaires aux principaux experts et aux membres du groupe consultatif d’experts sur les questions de justice de la Commission de la santé mentale du Canada (CSMC), ainsi qu’à Santé Canada, à l’Agence de la santé publique du Canada (ASPC) et au Service correctionnel Canada (SCC). La CSMC a tenu compte de tous les commentaires dans l’élaboration du présent document d’information. Un groupe de discussion comptant six personnes ayant ou ayant eu des démêlés avec la justice pénale a également été organisé. Les enjeux identifiés dans le document d’information ont guidé le choix des questions posées au groupe de discussion, qui ont été validées et corroborées par les expériences entendues. Des citations de participants au groupe de discussion sont présentées à titre indicatif tout au long du document d’information.

Messages clés

  1. Plusieurs facteurs contribuent à l’augmentation des risques de COVID-19 dans les populations carcérales.
  • Les populations carcérales courent un plus grand risque de contracter la COVID-19 et d’en subir des conséquences plus néfastes en raison des problèmes de santé préexistants et des inégalités en matière de santé.
  • Les personnes en situation de pauvreté, d’itinérance ou de logement précaire; les personnes qui consomment des drogues (en particulier par injection); ainsi que les personnes noires ou autochtones sont déjà plus susceptibles de contracter le coronavirus et d’en décéder. Ces questions touchent de façon disproportionnée les Noirs et les Autochtones dans les prisons et dans la collectivité.
  1. Le risque accru de contracter la COVID-19, combiné aux conditions de détention, a des conséquences négatives sur la santé mentale et l’usage de substances des populations carcérales et exacerbe les problèmes préexistants.
  • Les sources de préoccupation liées à l’usage de substances, à la santé mentale et au bien-être comprennent la combinaison de facteurs de risque d’infection, de gravité et de mortalité par la COVID-19; les risques perçus découlant des conditions inhérentes à l’incarcération et la perte de systèmes de soutien; ainsi que la perte ou la limitation de la liberté de mouvement et de mobilité rendue nécessaire par les mesures de contrôle et de prévention des infections.
  • Ces conséquences sont particulièrement problématiques pour les personnes préalablement aux prises avec des problèmes de santé mentale et d’usage de substances, qui sont surreprésentées dans les établissements correctionnels.
  1. Malgré quelques récentes modifications encourageantes apportées aux politiques, les défis de longue date associés à la prestation des services de santé en milieu correctionnel ajoutent à la complexité de la satisfaction des besoins en matière de santé mentale et d’usage de substances des personnes incarcérées lors d’une pandémie. Parmi ces défis, mentionnons le recrutement et la rétention de professionnels de la santé dans le milieu carcéral, ainsi que les établissements de détention vieillissants et souvent inadéquats.
  2. Les défenseurs (p. ex., organismes de surveillance tiers et de réforme pénale) s’inquiètent du recours à l’isolement médical comme mesure de contrôle et de prévention des infections, ainsi que du caractère adéquat des protocoles établis pour minimiser ses effets sur la santé mentale.
  3. Associée à des ressources communautaires et un soutien adéquats, la libération s’avère une mesure efficace de contrôle et de prévention des infections qui peut aider à atténuer les effets de la COVID-19 sur la santé mentale et l’usage de substances.

Forme

Salut! Merci d’avoir consulté cette ressource. Nous serions ravis que vous partagiez un peu plus d’informations sur vous-même et sur la façon dont vous êtes arrivé ici (Quel type d’informations recherchiez-vous ? Cette ressource vous a-t-elle aidé ?). Cela nous aidera à créer un meilleur contenu à l’avenir. Merci!

Veuillez noter que:

  • La participation à la présente enquête est volontaire.
  • Les renseignements recueillis seront uniquement et exclusivement utilisés par la Commission de la santé mentale du Canada afin d’améliorer la qualité de ses documents.
Acceptez-vous que l’on communique avec vous d’ici 3 à 6 mois afin d’effectuer une enquête de suivi?
Dans l’affirmative, veuillez fournir une adresse de courriel

Avis de non-responsabilité

Vos commentaires seront uniquement utilisés à des fins de rétroaction. Merci pour votre participation à notre programme de rétroaction.

This field is for validation purposes and should be left unchanged.
EN VEDETTE
La santé mentale des aînés est aussi importante que la santé mentale aux autres âges de la vie, mais elle ne reçoit pas toujours l’attention et les services dont elle...
Les principes et valeurs qui suivent se veulent orienter la création de politiques, programmes et services qui font la promotion et qui soutiennent la santé mentale des aînés, ainsi que...