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De l’ombre à la lumière : La transformation des services de santé mentale, de maladie mentale et de toxicomanie au Canada

Dans son étude sur les services psychiatriques au Canada intitulée Au service de l’esprit, l’Association canadienne pour la santé mentale faisait le constat suivant :

Aucune autre affection, sauf peut-être la lèpre, n’a causé au patient autant de confusion, d’erreurs d’aiguillage et d’opprobre que la maladie mentale […] Quelle que soit l’époque, les personnes atteintes ont été exclues, bannies de la société. Encore de nos jours, la maladie mentale est trop souvent considérée comme un crime à sanctionner, un pêché à expier, un démon à exorciser, une honte à dissimuler, une tare à déplorer ou un problème d’assistance sociale à régler au moindre coût1. [traduction]

Association canadienne pour la santé mentale, (1963), Au service de l’esprit : une étude des services psychiatriques au Canada, Toronto, p. 1.

Ces propos datent de près d’un demi-siècle. Et pourtant, le Comité sénatorial permanent des affaires sociales, des sciences et de la technologie a recueilli plus de deux mille témoignages, livrés par des personnes atteintes de maladie mentale et des membres de leurs familles, qui confirment que la situation n’a pas changé.

Pour les membres du Comité, il était douloureux d’entendre ces témoignages. Chacun de nous a été profondément troublé en écoutant et en lisant ces récits et, au fil des mois, nous avons ressenti la déchirure jusqu’au fond de notre âme.

Les membres du Comité ont été touchés en raison de leurs propres expériences. Notre groupe, comme tout groupe d’une douzaine de personnes, a vécu l’impact de la maladie mentale sur la famille : une belle-sœur aux prises avec la schizophrénie, un neveu qui s’est enlevé la vie, une fille qui a lutté contre l’anorexie pendant des années, une sœur qui a dû être hospitalisée à maintes reprises pour dépression grave; rares sont les familles qui ne sont pas affectées par la maladie mentale.

C’est en raison de ce vécu personnel que le rapport est devenu pour nous beaucoup plus qu’une simple étude de politiques : elle a pris l’allure d’un véritable apostolat.

Nous savons à quel point il est difficile d’améliorer la situation des personnes atteintes de maladie mentale. Nous savons qu’il sera encore plus difficile de modifier des attitudes profondément enracinées et d’atténuer l’opprobre et la discrimination. Le défi à relever est formidable : conduire chacune de ces personnes sur la voie du rétablissement.

Et, pourtant, nous sommes convaincus qu’il est désormais possible d’effectuer de réels changements. Nous avons parcouru le Canada et rencontré des politiciens, des hauts fonctionnaires, des fournisseurs de services de santé mentale et une multitude de simples citoyens qui veulent s’investir afin de démarginaliser les personnes aux prises avec la maladie mentale.

Nous invitons les lecteurs à travailler à nos côtés à la transformation des services offerts en santé mentale, en maladie mentale et en toxicomanie au Canada, de sorte que les personnes atteintes de maladie mentale puissent enfin passer De l’ombre à la lumière.

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