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Les jeunes et le suicide – Fiche d’information

Les jeunes sont confrontés à des agents stressants internes et externes considérables, notamment des changements sociaux, physiologiques et neurologiques. L’adolescence peut entraîner son lot de défis. Certaines personnes pourraient se sentir prises au piège et avoir besoin d’aide pour retrouver espoir en l’avenir. Les pensées suicidaires et les tentatives de suicide sont des signes précurseurs alarmants. Si une jeune personne manifeste ces signes, il est crucial de la soutenir et de la mettre en contact avec une ressource d’aide le plus rapidement possible (Bennett et coll., 2015).

Pourquoi les jeunes sont-ils à risque?
Divers facteurs peuvent augmenter le risque suicidaire chez une personne, et lorsque de multiples facteurs de risque pèsent plus lourd que les facteurs favorisant la résilience, il est plus probable que la personne envisage le suicide (Sharam et coll., 2021).

Certains facteurs entraînent un risque suicidaire chez les jeunes :

  • Les agents stressants internes, comme la souffrance émotionnelle accablante, le sentiment de désespoir, la maladie mentale, les traumatismes, l’impulsivité et les difficultés liées à l’identité de genre et l’orientation sexuelle
  • Les agents stressants externes, comme l’intimidation, l’exposition au suicide, l’itinérance et les événements stressants récents (particulièrement les pertes réelles ou perçues)
  • La tendance à adopter une vision étroite qui les empêche de porter leur regard sur l’avenir, au-delà des difficultés vécues aujourd’hui
  • La vulnérabilité à la « contagion du suicide» (ou l’imitation de celui-ci), qui pourrait entraîner un risque en réaction au suicide d’un proche, d’une célébrité ou d’un personnage de fiction auquel ils s’identifient fortement (Zenere, 2009)

Signes précurseurs
Tout changement important dans le comportement ou l’humeur d’une personne pourrait être un signe révélant qu’elle envisage le suicide. Dans les exemples suivants, certains comportements caractéristiques affichés par un jeune pourraient témoigner d’un problème de santé mentale émergent, notamment les pensées suicidaires :

  • Manifester d’importants changements d’humeur :
    • sentiment de grande tristesse alors qu’il est généralement joyeux, ou sentiment de joie intense alors qu’il est habituellement déprimé ou mélancolique
    • se montrer fâché, agacé ou frustré rapidement ⋅
  • Prendre des risques ou adopter des comportements impulsifs hors de l’ordinaire :
    • consommation d’alcool ou de drogue plus élevée qu’à l’habitude
    • désir de s’enfuir de la maison ⋅
  • Avoir des discussions ou faire des déclarations traduisant du désespoir, de la souffrance psychologique, un sentiment d’inutilité ou l’impression d’être un fardeau :
    • «À quoi bon faire des efforts?»
    • «Personne ne se soucie de moi.»
  • Parler de suicide ou faire des plans en ce sens
  • Manifester des changements de comportement marqués ou des comportements inquiétants :
    • retrait (d’activités qu’il aime habituellement, des réseaux sociaux)
    • changement dans les habitudes de sommeil
    • colère ou hostilité
    • augmentation récente de l’agitation ou de l’irritabilité (Suicide Awareness Voices of Education et coll., 2015)
  • Atteindre un stade où l’automutilation (lésions autoinfligées non suicidaires) n’est plus un mécanisme d’adaptation efficace (Whitlock et Knox, 2007)

Quels facteurs peuvent réduire le risque?
Le risque suicidaire chez les jeunes peut être réduit de quatre façons fondamentales : atténuer la souffrance psychologique, nourrir l’espoir, raffermir les liens sociaux et réduire la capacité de mettre fin à ses jours (Klonksy, communication personnelle, 2020).

D’autres facteurs pouvant atténuer le risque :

  • Des liens familiaux étroits
  • Un environnement scolaire positif
  • Des relations d’entraide solides (avec des amis, des adultes de confiance)
  • Une bonne estime de soi
  • L’espoir face à l’avenir
  • La reconnaissance que les émotions ne sont pas immuables et que l’état émotionnel est en perpétuel changement
  • La participation à des activités positives en dehors des heures de classe (p. ex., du bénévolat, des activités culturelles, des sports) (Armstrong et Manion, 2015)

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