Si vous êtes en état de détresse, veuillez texter MIEUX à 741741 n’importe quand. En cas d’urgence, appelez le 9-1-1 ou rendez-vous à votre service d’urgence local.

De la Commission de la santé mentale du Canada 

La Commission de la santé mentale du Canada (CSMC) souligne la Semaine de la santé mentale (du 2 au 8 mai 2022) en rendant hommage aux travailleurs et aux employeurs qui, partout au pays, ont fait preuve d’empathie et de résilience tout au long de la perturbation historique de leurs milieux de travail.

En particulier, la CSMC souhaite souligner et reconnaître la contribution des travailleurs de première ligne, notamment ceux du secteur de la santé, qui n’ont pas eu la chance de travailler de la maison ou dans des environnements hybrides ou à distance. Nous pouvons continuer de manifester notre empathie collective pour les travailleurs de la santé en protégeant et en soutenant leur sécurité psychologique.

Diriger dans un souci d’empathie et de bien-être dans un environnement de travail hybride

Dans le même temps, nous reconnaissons que les travailleurs et les employeurs d’autres secteurs font eux aussi face à des obstacles émergents particuliers posés par le retour dans leur milieu de travail traditionnel ou par l’adoption de formules hybrides.  

Au Canada, 35 % des personnes salariées disent vivre de l’épuisement. Un travailleur sur cinq se sent en crise ou s’inquiète de sa capacité à composer avec la situation. Nous savons aussi que 30 % des demandes de prestations d’invalidité de courte ou de longue durée au Canada sont attribuables à des maladies mentales ou à des problèmes liés à la santé mentale.

Nos experts de la santé mentale en milieu de travail se sont servis de ces données pour aider les organisations à préserver le bien-être de leurs employés en élevant la santé et la sécurité psychologiques au rang de priorité, que ce soit au bureau, à la maison ou dans une combinaison des deux, grâce à notre nouvelle Trousse d’outils du gestionnaire : Diriger dans un environnement de travail hybride.

Tout comme c’est le cas pour le thème de la Semaine de la santé mentale de cette année, l’empathie représente le fondement de cette trousse d’outils. À l’aide d’exemples concrets, elle enseigne à faire

preuve de compassion lors de discussions délicates et propose des outils pratiques pour s’orienter dans le nouveau milieu de travail hybride. Il est important que les gestionnaires aident leurs employés à reconnaître les signes d’une détérioration de leur santé mentale et qu’ils créent des milieux de travail où ceux-ci sentent qu’ils peuvent s’exprimer en toute sécurité ou savent au moins où aller pour trouver de l’aide.

La CSMC est déterminée à aider les employeurs à créer et à maintenir des milieux de travail sains sur le plan psychologique en leur fournissant les outils, l’information et les services nécessaires pour que chaque personne au Canada puisse se rendre au travail en sachant que son employeur reconnaît l’importance de la santé et de la sécurité psychologiques en milieu de travail.

Michel Rodrigue
Président et directeur général

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De la Commission de la santé mentale du Canada

Au nom de la Commission de la santé mentale du Canada (CSMC), je félicite la ministre des Finances, Chrystia Freeland, pour avoir inclus des mesures budgétaires destinées à améliorer la santé mentale et la santé liée à l’usage de substances pour tous les résidents du Canada. Ces investissements viennent à un moment critique.

La pandémie de COVID-19 a exacerbé les besoins en santé mentale et en santé liée à l’usage de substances au sein de la population. Ses répercussions ont été disproportionnées, et il est gratifiant de voir que le budget d’aujourd’hui a franchi un pas en avant en promouvant la santé mentale et le mieux-être des personnes confrontées à la précarité du logement ainsi que des populations prioritaires (Autochtones; Africains, Caribéens et Noirs; et nos communautés 2SLGBTQ+).

La CSMC se félicite également de l’engagement renouvelé du gouvernement fédéral à l’égard des provinces et des territoires en élargissant les transferts de santé mentale ciblés, en élaborant des normes nationales de santé mentale, et en continuant à améliorer le portail Espace mieux-être Canada. Ces engagements forts reviennent à reconnaitre que la santé mentale, c’est la santé. En outre, les financements accrus pour la réduction des méfaits, le traitement et les initiatives de prévention contribueront à faire baisser les taux tragiquement élevés de décès liés aux opioïdes partout au Canada.   

Un accès accru à des logements stables, adéquats et abordables constitue un investissement direct dans notre santé mentale générale. Pour les personnes vivant avec une maladie mentale, accéder à un logement stable est indispensable à leur rétablissement. Investir dans la création rapide de logements, dans des programmes visant à mettre fin à l’itinérance chronique et dans des initiatives de logements ciblés pour les femmes contribuera également à favoriser le mieux-être des populations prioritaires.  

De même, nous applaudissons à l’annonce des 228 millions de dollars faite aujourd’hui pour appuyer la fourniture de services tenant compte des traumatismes, adaptés à la culture et dirigés par des Autochtones en vue d’améliorer le bien-être psychologique et soutenir davantage l’élaboration d’une stratégie de santé mentale et de bien-être fondée sur les distinctions.

Nous voulons aussi reconnaitre les investissements importants faits dans la recherche pour améliorer les traitements et les résultats de santé des personnes vivant avec la démence, accélérer les innovations dans le domaine de la santé du cerveau et du vieillissement, et s’attaquer aux répercussions de santé mentale de ces problématiques sur les familles et les aidants. 

Un Sondage Léger, commandité par la CSMC et le Centre canadien sur les dépendances et l’usage de substances, a montré que la santé mentale et en matière d’usage de substances des populations s’était détériorée significativement au tout début de la pandémie et a depuis demeuré à des niveaux préoccupants. La pandémie continue de braquer les projecteurs sur l’urgence de s’attaquer aux défis grandissants de santé mentale et de santé liée à l’usage de substances auxquels font face les gens de partout au Canada.

Les investissements d’aujourd’hui prouvent que le gouvernement fédéral poursuit ses efforts en vue de combler les lacunes de longue date observées dans la mosaïque des services de santé mentale et de santé liée à l’usage des substances dans notre pays.

Michel Rodrigue
Président et directeur général

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De la Commission de la santé mentale du Canada

La pandémie de COVID-19 continue d’avoir une incidence considérable sur les besoins en matière de santé mentale et d’usage de substances dans les communautés rurales et éloignées, ainsi que sur le manque croissant d’accès à des mesures de soutien et à des services adéquats et opportuns.

Le document Répercussions de la COVID-19 sur la santé mentale et l’usage de substances dans les communautés rurales et éloignées, le fruit d’une collaboration entre la Commission de la santé mentale du Canada (CSMC) et l’Université de la Colombie-Britannique Okanagan (UBCO), met en lumière les besoins uniques des communautés rurales et éloignées ainsi que leurs systèmes de santé mentale et de lutte contre l’usage de substances.

Selon les principales constatations, ces communautés font face à des pressions de plus en plus importantes.

  • La stigmatisation et ses répercussions sur la recherche d’aide. Les communautés rurales et éloignées sont souvent confrontées à des niveaux plus élevés de stigmatisation et à des préoccupations accrues en matière de protection de la vie privée lorsqu’elles cherchent à obtenir des services en santé mentale et usage de substances, ainsi que du soutien par les pairs.
  • L’approvisionnement en drogues illicites toxiques. La pandémie a coïncidé avec une augmentation de l’offre de drogues toxiques et une hausse du nombre de décès liés à la consommation d’opioïdes au Canada. Certaines communautés rurales et éloignées ont été démesurément touchées.
  • L’accès difficile aux services et aux mesures de soutien. Malgré les progrès réalisés en matière de services virtuels en santé mentale et usage de substances dans les communautés rurales et éloignées, des difficultés d’accès aux services (en particulier aux soins primaires) subsistent en raison d’un fossé numérique grandissant et d’un manque de soins adaptés à la culture.

« La COVID-19 et la crise des drogues illicites toxiques continuent d’avoir des répercussions importantes et durables sur la santé mentale et l’usage de substances dans les communautés rurales et éloignées, a indiqué Mary Bartram (Ph. D.), directrice des politiques de la CSMC. Parallèlement, bien qu’il y ait eu des progrès en matière de soins, il demeure que les services et les mesures de soutien sont sollicités au maximum. »

L’impact de la pandémie sur les ressources, la capacité et la solidarité des communautés rurales et éloignées a également confirmé l’importance de la résilience, fait qui est d’ailleurs souligné dans une étude de cas (décrite dans le document d’orientation) réalisée auprès de la communauté de Princeton, en Colombie-Britannique, et de la Table ronde sur la santé communautaire de Princeton.

 « Notre partenariat avec la CSMC témoigne de la reconnaissance nationale des inégalités persistantes qui existent en milieu rural et éloigné », a déclaré Lauren Airth, responsable de la réduction des méfaits à l’UBCO.

« Les membres des communautés rurales et éloignées connaissent bien ces inégalités, a-t-elle ajouté, et en nous associant à la CSMC, nous pouvons partager ces expériences sur une plateforme où nous espérons l’éventuelle mise en place de partenariats similaires et de solutions novatrices. »

 Aujourd’hui, de 13 h à 14 h 30 (HNE) (10 h à 11 h 30 [HNP]), des représentants de l’UBCO, de la CSMC et du Centre de coordination rurale de la C.-B. vont poursuivre la discussion sur la COVID-19, la santé mentale et l’usage de substances au sein des communautés rurales et éloignées.

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De la Commission de la santé mentale du Canada

En cette Journée de la santé mentale des Noirs, la Commission de la santé mentale du Canada (CSMC) met en lumière la nécessité d’approfondir les connaissances sur l’usage de cannabis et la santé mentale dans les communautés noires du Canada. Parler de l’usage de cannabis et de la santé mentale dans les communautés noires, c’est aussi discuter de racisme systémique et des autres problèmes structurels dans la société canadienne.

La légalisation du cannabis a révélé plusieurs lacunes dans la recherche sur le lien entre l’usage de cannabis et la santé mentale. Khadisha Thornhill, cofondatrice de l’organisme Afro Cannada Budsistas, souligne comment les chercheurs ont oublié « les communautés marginalisées et racialisées qui étaient les plus touchées par l’application de la loi qui prohibait l’usage de cannabis, particulièrement en ce qui concerne la sensibilisation et la déconstruction de la stigmatisation ».

Khadisha Thornhill est toutefois d’avis qu’au fil des efforts investis pour donner du pouvoir aux communautés et éclaircir le lien entre l’usage de cannabis et la santé mentale, ces lacunes sont graduellement comblées. « Nous devons remettre en question la méfiance historique face au gouvernement et aux forces de l’ordre afin de donner l’occasion aux communautés noires et autochtones de faire enfin entendre leur voix et leur savoir expérientiel. »

Le rapport de la CSMC, Amplifier l’expérience des personnes noires dans la recherche sur le cannabis et la santé mentale, insiste sur la nécessité d’acquérir des connaissances approfondies sur la santé mentale, l’usage de cannabis et les communautés noires et de créer des projets de recherche en collaboration avec ces communautés, et non sans elles, et leur permettre d’y participer à titre de partenaires à parts égales.

« Ces travaux marquent une avancée majeure, particulièrement dans leur inclusion des points de vue des personnes noires sur des questions qui touchent leurs communautés depuis des décennies, indique Akwasi Owusu-Bempah, professeur adjoint de sociologie à l’Université de Toronto. Non seulement ils font ressortir les connaissances que nous devons élargir, mais aussi la démarche que nous devons suivre, c’est-à-dire faire appel aux expériences personnelles vécues par les membres des communautés noires et nous assurer que celles-ci sont des partenaires à égalité de parts dans tous les aspects de la recherche, de la sensibilisation et des politiques. »

 Thèmes émergents

  • Il n’y a pas qu’une seule communauté noire : elles sont nombreuses.
  • Le lien entre l’usage de cannabis et la santé mentale dans les communautés noires est indissociable du racisme systémique, de la violence structurelle et des traumatismes liés à la criminalisation et à la stigmatisation.
  • Il existe peu de recherches et d’informations publiques crédibles sur le cannabis et son lien avec la santé mentale, tant dans la population générale que les communautés noires.
  • Le Canada doit tenir compte de la race et des facteurs intersectionnels dans son approche à l’égard des données sur le cannabis et la santé mentale.

« En cette Journée de la santé mentale des Noirs, la CSMC met l’accent sur la nécessité de mener des recherches sur l’usage de cannabis en tenant compte du contexte culturel, de donner aux chercheurs noirs les moyens de réaliser des recherches, et de valider l’expérience personnelle et le savoir expérientiel en matière d’usage de cannabis et de santé mentale », a affirmé Ed Mantler, vice-président, Programmes et priorités à la CSMC.

Faits en bref

  • En 2018, la CSMC a reçu des fonds de Santé Canada afin d’étudier le lien entre l’usage de cannabis et la santé mentale.
  • Entre décembre 2020 et avril 2021, la CSMC a organisé une série de dialogues virtuels visant à explorer les défis et les possibilités dans le domaine de la santé mentale et de l’usage de cannabis au sein des communautés noires.
  • Les principales constatations et recommandations contenues dans le rapport feront l’objet de plus amples discussions lors d’une réunion virtuelle qui sera animée par M. Owusu-Bempah.

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De la Commission de la santé mentale du Canada

 Au nom du conseil d’administration de la Commission de la santé mentale du Canada (CSMC), de l’équipe de la haute direction et du personnel, j’exprime mes félicitations à tous les 338 députés qui ont été élus pour représenter nos circonscriptions à Ottawa au sein du 44e Parlement. Mes remerciements vont également à tous les députés qui n’ont pas été réélus pour servir loyalement leurs circonscriptions.

En cette période sans précédent, il n’a jamais été aussi urgent de répondre aux besoins de la population canadienne en matière de santé mentale et d’usage de substances. Nous savons que les taux de dépression et d’anxiété ont augmenté de manière générale, et que les mesures d’isolement social ont pesé lourdement sur les personnes qui vivaient déjà avec une maladie mentale ou une consommation problématique de substances avant la survenue de la COVID-19. Pour atteindre la parité entre la santé mentale et la santé physique, tout le monde doit mettre la main à la pâte.

À titre de voix pancanadienne sur la santé mentale, la CSMC se tient à la disposition de tous les députés qui souhaitent élargir leurs connaissances sur la santé mentale, accéder à des ressources sur le sujet ou s’engager davantage dans la défense des causes qui y sont pertinentes. Si le sujet est nouveau pour vous, ou pour votre personnel, nous vous invitons à consulter en premier lieu notre carrefour de ressources durant la COVID-19. Le carrefour comprend des fiches-conseils sur des sujets variés, allant du choix judicieux des sources d’information aux astuces pour s’adresser à une personne en crise, ainsi que de nombreuses autres informations pratiques.

Une autre façon simple de s’engager davantage en tant que champion de la santé mentale est d’acquérir un langage non stigmatisant, de sorte que nous puissions tous contribuer à des discussions significatives. Le guide « Le choix des mots est important » de la CSMC est un outil pratique pour toute personne qui aborde le sujet de la santé mentale.

Après tout, puisque vous devez faire face aux pressions liées à l’équilibre entre les exigences de votre rôle et les réalités de la vie familiale au cours de cette période difficile, nous vous encourageons à avoir recours à des services favorisant le mieux-être au moment et à l’endroit où vous en avez besoin. Espace mieux-être Canada est un portail financé par le gouvernement fédéral auquel la CSMC est fière de participer. Il héberge une variété de ressources sur la santé mentale et l’usage de substances qui sont accessibles gratuitement.

Il n’y a pas une seule communauté dans ce pays qui ne soit pas touchée par la maladie mentale, la consommation problématique de substances et le suicide, tout comme il n’y a personne qui n’ait besoin de promouvoir et de protéger sa santé mentale, y compris les députés, surtout en cette période de transition. En tant que votre partenaire en santé mentale et bien-être, nous sommes là pour vous aider.

Michel Rodrigue
Président et directeur général, Commission de la santé mentale du Canada

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De la Commission de la santé mentale du Canada

La Commission de la santé mentale du Canada (CSMC) est fière de soutenir la Semaine de sensibilisation aux maladies mentales (SSMM), une campagne nationale d’éducation du public coordonnée par l’Alliance canadienne pour la maladie mentale et la santé mentale.

La statistique, maintes fois répétée, selon laquelle une personne sur cinq sera confrontée chaque année à un problème ou à une maladie de santé mentale représente aujourd’hui un cri d’alarme familier. Mais, cet appel au secours reste vain si nous ne répondons pas aux besoins des personnes vivant avec les maladies mentales les plus graves. Même si la problématique de la santé mentale au sens large est (enfin) sortie de l’ombre, un épais mystère entoure encore les histoires et les expériences des personnes ayant les besoins les plus importants, au point qu’elles restent presque invisibles.

La récente recherche de la CSMC en matière de politiques sur le sujet montre que les personnes vivant avec des maladies mentales graves couraient non seulement un risque plus élevé de présenter des résultats plus faibles en matière de santé avant la pandémie, mais aussi que leurs besoins ont continué à être relégués au second plan par rapport à d’autres priorités à mesure que la pandémie se propageait. 

Pour de nombreuses personnes ayant une maladie mentale grave, conserver un bon niveau de bien-être passe par la stabilité et la continuité des soins. Cela peut inclure l’accès à des services en personne, comme des services de jour, la psychothérapie, des visites chez un médecin de famille ou un psychiatre, et un soutien continu et fiable par des pairs. Sans prévenir, la COVID a coupé l’herbe sous les pieds d’un groupe déjà vulnérable, déstabilisant ces plans de soins efficacement calibrés.

La pandémie a concrétisé et accéléré le passage aux soins virtuels. Et pourtant, même si ces services répondent aux besoins de nombreuses personnes, il n’a jamais été question qu’ils deviennent une solution universelle. Les soins virtuels peuvent être un obstacle majeur pour ceux qui n’ont pas accès à une connexion Internet à large bande ou qui ne sont pas à l’aise avec la technologie, ce qui signifie qu’ils sont utilisés de manière inégale parmi les personnes vivant avec des maladies mentales graves. Fort heureusement, ceci n’est pas un défi sans solution.

Nous devons financer des chercheurs pour qu’ils s’engagent auprès de personnes vivant avec des maladies mentales graves afin d’étudier la manière dont elles ont été affectées par la pandémie, notamment la manière dont l’accès aux services de haute intensité a été perturbé dans un contexte de manque constant de ressources. Les groupes de soutien par les pairs pourraient constituer une source d’information inestimable pour recueillir et partager des histoires, comme celles publiées par Notre Voix au Nouveau-Brunswick.

Nous devons également mettre en place de meilleurs plans pour faire face aux éventuels événements perturbateurs comme la pandémie, en prévoyant des lignes directrices pour le financement d’un accès ininterrompu aux soins axés sur la personne.

Plus important encore, lorsque nous commençons à construire un meilleur système de soins, nous avons besoin de personnes ayant un savoir expérientiel en matière de santé mentale pour travailler à nos côtés afin de combler les lacunes dans les soins virtuels au moyen d’un continuum de services de santé mentale communautaires.

Nous ne pouvons tout simplement pas construire un tel système sans être guidés par les voix des personnes vivant avec une maladie mentale grave. En cette Semaine de sensibilisation aux maladies mentales, rappelons-nous de leur prêter une oreille attentive.

Michel Rodrigue
Président et directeur général, Commission de la santé mentale du Canada

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De la Commission de la santé mentale du Canada

Aujourd’hui marque la célébration de la Journée nationale de la vérité et de la réconciliation, une journée anciennement commémorée sous le nom de Journée du chandail orange — une initiative populaire lancée par Phyllis Webstad, une survivante des pensionnats.

En tant que nation, nous sommes face à une prise de conscience collective. La découverte de tombes anonymes dans d’anciens pensionnats est un rappel tragique des politiques d’assimilation expressément mises en place pour retirer les enfants autochtones de leurs familles.

L’hommage aux survivants des pensionnats figure parmi les 94 appels à l’action lancés par la Commission de vérité et réconciliation, mais s’en souvenir sans passer concrètement à l’action est entièrement vide de sens. Aujourd’hui, il existe de nombreuses possibilités de s’engager davantage, tant virtuelles qu’en personne, avec des mesures de distanciation sociale. Les bureaux de la Commission de la santé mentale du Canada seront fermés le 30 septembre afin de permettre une forte participation de notre personnel, comme nous le lui avons recommandé et l’anticipons.

Pour commémorer la Journée nationale de la vérité et de la réconciliation, nous vous invitons à effectuer des recherches sur l’histoire autochtone de votre région, à écouter de la musique d’artistes autochtones ou à porter une chemise orange en hommage aux survivants des pensionnats et à ceux qui ne sont jamais rentrés chez eux.

Si vous vous sentez submergés de fortes émotions ce jour, n’hésitez pas à demander des services de soutien et d’aiguillage en composant le numéro de la ligne d’écoute téléphonique en cas de crise mise en place à l’intention des anciens élèves des pensionnats et leurs familles et qui est disponible 24 h sur 24 au 1-866-925-4419. Les personnes touchées peuvent également appeler la Ligne d’écoute d’espoir pour le mieux-être au 1 855 242-3310, le service d’assistance téléphonique Talk 4 Healing au 1 855 554-HEAL, ou texter : MIEUX au 741741 à tout moment.

La réconciliation, vu sa nature même, nous oblige à emprunter un chemin inconfortable à mesure que nous en apprenons davantage et devenons plus empathiques, et par conséquent, de meilleurs partenaires des communautés autochtones qui nous guident vers l’avant sur une nouvelle voie, vers un espace de guérison.

Michel Rodrigue
Président et directeur général, Commission de la santé mentale du Canada

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